Yes, 'n' how many ears must one man have before he can hear people cry ?

Je vais faire le croquis de Gainsbourg sur son piano, avec sa cigarette, puis le peindre. Grand sourire.
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Je serai avocate.
Deux ou trois enfants.
Un mari absolument atypique.
 
Et du sexe, du sexe, du sexe.
De l'art, de l'art, de l'art.
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Je pense que.
Gainsbourg aurait dit : je pense queue.


Je retrouve mes soirées, le samedi soir, avec eux ; toute une famille. Je saigne du nez, parfois, en pensant à toi. Il suffit d'un certain revers de manche pour stopper l'hémorragie, comme ton décisif revers de manche sur/de/envers/contre/autour de/à l'encontre de/ quelque chose, un roman, court, incertain, ou rien, ou tout, enfin quelque chose. Quelque chose, je l'espère. De nous. J'aimerais bien que l'on dise de moi, dès fois, que j'aie appris le saxophone du côté du Brésil. J'ai mes examens dans un mois et demi, ce n'est pas facile, ensuite c'est le stage, c'est encore moins facile. J'entends des bourdonnements, parfois ; je me dis que tu m'envoies un message codé. Tu en serais capable. Je noie mes cicatrices dans la folie et l'enfantillage, j'en prends conscience ces temps-ci. Alors je me dis que je devrais peut-être voyager en tapis volant - pas si utopique que ça - vers des confins aux couleurs impossibles à imaginer. Justine Lévy disait que vivre sans lui, c'était imaginer une couleur qui n'existait pas. Je pense qu'une couleur qui n'existe pas est le préambule d'un rêve, et que l'on devrait s'en méfier comme une peinture mal assemblée. Ma prof d'économie-Droit me disait hier : Elsa a les capacités pour réussir en Droit. C'est une confiance que l'on m'accorde et que j'accepte. J'ai le désir de réussir ma vie, domaines confondus, et s'il faut se fatiguer au combat, fatigue-toi, Elsa. Je n'aie pas peur de me battre, ni pour les études, ni pour l'amour, à la différence d'une majorité de personne qui préfère se tourner les pouces et ne pas comprendre la mauvaise note qui s'ensuit, ou qui préfère fuir et regretter. Je pense qu'il y a une responsabilité dont on ne peut échapper, c'est le choix. Et je pense que le choix entraine des conséquences inévitables qui peuvent se surmonter, parfois, mais accuse des coups insupportables le plus souvent. C'est ainsi que l'on attend d'une décision une réflexion préalable. Et, non, je n'aie pas de philosophies toutes préparées sur le choix et ses conséquences, néanmoins, j'en partage un ressentis totalement subjectif. J'ai des idées pour la plupart de vous soporifiques, mais criantes d'éloquence : tu l'aimes ? Tu veux l'aimer ? Alors secoue-toi. Tu veux être dans tel et tel métier plus tard ? Rentrer dans telle ou telle école ? Donne-toi les moyens de réussir. Il faut arrêter de croire que les gens feront les combats à votre place, pire, il faut arrêter de se caresser le corps avec de la crème de naïveté en vous rassurant que le hasard y est pour tout - quasi pour tout. Qu'un dernier Kinder Bueno soit en magasin lorsque vous aviez des envies de Kinder Bueno, c'est chouette, et le hasard vous tend son chapeau, mais que vous soyez avocat, ingénieur, médecin, écrivain, musicien, directeur des ressources humaines, charpentier, policier, styliste, ou tout ce que vous voudrez qui vous caractérise ne découle pas d'un hasard divin (tout en sachant que vous ne croyez pas en Dieu, sauf quand cela peut bien vous arranger), mais de votre volonté de réussite. Et ça tient d'un fil pour l'amour également : si vous ressentez que c'est la personne qu'il vous faut, si vous l'aimez (ou l'aimez toujours/encore), si vous êtes heureux avec cette personne, que vous ne voulez pas la perdre, que vous la voulez simplement, ou que vous voulez la récupérer, si vous regrettez, si vous avez fait le bon choix, si vous êtes heureux sans, et tout ce qui pourrait rallonger la liste des positions froides, tièdes, chaudes de l'amour, bougez-vous de votre confort vain et idiot. Il faut arrêter de penser systématiquement qu'une soumissions est réglementée chez l'autre personne. Il faut arrêter de penser qu'elle vous aime trop pour partir, qu'elle vous aime trop pour refuser de recommencer. Parfois, il faut savoir regarder sa propre position, et se dire que se battre pour cette personne s'impose. Qu'elle peut partir du jour au lendemain et qu'il faut savoir l'aimer suffisamment pour qu'elle vous aime suffisamment, qu'il faut se secouer, se remuer, se prendre en main et se décider à savoir le choix que l'on veut exploiter pour la récupérer. Le hasard divin n'est pas au-dessus de votre tête, et il faut arrêter de vivre dans des couvertures satinées de naïveté et d'inconscience. Votre bonheur se justifie, comme un texte - la loi du correctement rangé, du correctement aligné. Je lis toujours Boris Vian, et je sens mes écrits se serrer contre son style, se lover contre le mouvement de son écriture, se blottir contre son psychisme déployé pour écrire. Je suis dans ma profonde période Norah Jones, et c'est tout un plaisir orgastique. Fumer sur le rebord de sa fenêtre, sa guitare sur le ventre, en pensant à vivre. Du Droit dégoulinant comme de la confiture sur la symétrie organisée de ma vie. Du shopping parisien soudainement défié. Du jazz, du saxophone, des talons, des robes, des jupes, des sacs remplis de bricoles, des livres éparpillés, des vinyles étalés, des enceintes assommées, le code du travail ouvert à l'article L-134 sur le bureau écrasé des années, Dieu, du Norah Jones caressant les écouteurs dans le RER, du tactile téléphonique sous les doigts, des cheveux appliqués, des chignons aux mèches rebelles, de longues boucles d'oreilles aux musiques froissées contre la peau, de la peinture, des toiles, l'odeur éclatée dans la brèche des habits, un chapeau d'homme, du vernis rouge, des photographies, sa meilleure amie, son meilleur ami, des expositions, dont celle d'Edvard Munch, Bob Dylan, Serge Gainsbourg, des biscottes, des compotes pomme-banane, des soirées le jeudi soir et le samedi soir, de brillantes et tas de joies composées à la suite les unes des autres. Voilà ma vie. Cherchez la vôtre.

Come away with me.
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Et instantanément, ça m'a pris, le désir implacable d'aimer, de rire, de vivre.
- Il y a trois choses que tu ne m’as jamais demandé de faire, que je regrette et j’aurais été cap...
- Genre ?
- Manger des fourmis, insulter les chômeurs qui sortent de l’ANPE... t’aimer comme un fou.

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